Il n’y a plus de débat. Burna Boy est l’artiste africain le plus suivi sur Spotify au monde, avec plus de 40 millions d’auditeurs mensuels. Un chiffre qui dépasse tous les records précédemment établis par un artiste du continent — y compris Tyla, l’autre géant de la génération actuelle.
Cette domination sur Spotify s’inscrit dans un élan plus large. Burna Boy est désormais le premier artiste africain à placer au moins un titre au Billboard Hot 100 pendant six années consécutives, de 2021 à 2026. Une régularité que peu d’artistes mondiaux peuvent revendiquer.
Son dernier exploit en date : neuf titres au Billboard Hot 100, le record absolu pour un artiste africain, dépassant ainsi Tems avec qui il était à égalité. C’est notamment grâce au titre « Dai Dai » en collaboration avec Shakira que ce record a été atteint.
Le chanteur de Port Harcourt, Nigeria, a fait de l’Afrobeats un genre de stade. Ses concerts remplissent le Madison Square Garden à New York, l’O2 Arena à Londres, le Stade de France à Paris.
Né le 2 juillet 1991, Damini Ebunoluwa Ogulu grandit entre un père manager et une mère choriste. Dès ses 10 ans, il s’essaie à la musique, influencé par les sons traditionnels nigérians, le hip-hop américain et le reggae jamaïcain. Il devient l’inventeur de l’afrofusion, un son qui séduit d’abord le Nigeria puis le monde.
Dans son dernier album No Sign of Weakness, il convie des pointures comme Mick Jagger, Travis Scott et Stromae. La liste de ses collaborations dit tout sur le statut qu’il a atteint — celui d’un artiste que les plus grandes stars du monde veulent désormais sur leurs titres.
L’Afrique ne cherche plus à percer sur la scène mondiale. Avec Burna Boy en tête, elle la dirige.